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samedi 18 décembre 2010

Poésies - William Shakespeare



« Doutez que les étoiles ne soient de flamme
Doutez que le soleil n'accomplisse son tour
Doutez que la vérité soit menteuse infâme
Mais ne doutez jamais de mon amour.»

Poésies - Charles Beaudelaire



« Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux »

vendredi 23 juillet 2010

Lettre de George Sand à Alfred de Musset




Cher ami,

Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. A vous je veux me sou-
mettre entièrement.
Votre poupée


Réponse d'Alfred De Musset:

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Alfred de Musset


Réponse de George

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.
George Sand

mardi 15 juin 2010

Poésie du Jour



"Nos vêtements ne font pas un pli! Eparpillés de toute part, ils entravent le besoin de caresses. Ils disparaissent petit à petit et nous laissent entièrement nus....libres de s'ajuster, libres d'emboîter les parties ainsi offertes. Nous sculptons les draps de mouvements désordonnés et même si notre désir réclame la pénétrante réunion, le temps s'écoule en multiples tonnerres, jouant d'un sexe non atteint, perpétuant d'inépuisables préliminaires !! "

(Poésie trouvée au hasard du net)

dimanche 23 août 2009

Charles Baudelaire - La beauté



La beauté



Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

jeudi 13 août 2009

Du Verlaine, encore, encore ...



Femme et Chatte


Elle jouait avec sa chatte,et c'était merveille de voir la main blanche et la blanche patte s'ébattre dans l'ombre du soir.
Elle cachait - la scélérate! -sous ses mitaines de fil noirses meurtriers ongles d'agate,coupants et clairs comme un rasoir.
L'autre aussi faisait la sucrée et rentrait sa griffe acérée,mais le diable n'y perdait rien...
et, dans le boudoir où, sonore,tintait son rire aérienbrillaient quatre points de phosphore."


Paul Verlaine