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vendredi 10 décembre 2010

Arno - Ancienne Belgique - Octobre 2010



Le chanteur Arno a beau être ostendais, c’est une figure de Bruxelles . Ce néerlandophone installé dans le quartier Dansaert a sur sa ville et le pays un regard de Belge, d’Européen, d’artiste et de poète surréaliste. Un vrai plaisir !

Dans le Bruxelles d’Arno, il y a un centre. Avec des pavés qui accueillent les pieds de tout le monde. Ce qui en fait un centre du monde. Bien au-dessus des pieds, il y a des bouches parlant toutes les langues de l’Europe et bien plus encore et ça, c’est “vachement bien”. Il l’a même chanté dans une chanson époque TC Matic qui lui est venue lorsqu’arrivé un soir à la gare du Nord, il a entendu des annonces dans toutes les langues... Et attrape une guitare pour montrer comment il a trouvé le “beat” en jouant sur les cables à l’arrière de l’instrument. Jouer, chanter, parler... En gros, il ne sait faire que ça. “J’ai deux mains gauches, moi”, ce qui l’a quand même conduit à une carrière rocambolesque mais solide et à un rayonnement international... qui n’a pas bouleversé meneer Hintjens. Jouer la star, “Ouh, quel boulot ce serait ! Et j’aime pas travailler”.
Enfiler les dates de concert par contre, c’est oui. “Sans le public, je serais fucking nobody. Alors je le respecte. Vraiment. Et de Moscou à Hanoï, il n’y a pas de différence, je joue pour des gens... avec deux trous dans le nez !”, affirme-t-il, triomphant devant cette définition très personnelle de ses fans. Et il en sort, des expressions déconcertantes. Venues peut-être de ses nuits au bar ou passées à la guitare ou encore de son français parfois hésitant à l’accent entre rauque et flamand. La mèche dans l’oeil, il continue à parler, de tout, de rien, entre connivence et... vent. Le meilleur moyen de se cacher vraiment, depuis tout ce temps ?

Un Flamand à bruxelles

Ca n’est pas parce qu’il en est à son 32e album qu’Arno est uniquement branché musique. Etre Européen, Belge, Flamand de Flandre installé depuis des lustres à Bruxelles avec un bureau à Paris, ça lui parle aussi. “L’Europe devient de plus en plus grande et, à côté de ça, la Belgique est de plus en plus petite... “narrow”. La politique est concentrée sur du local”, remarque-t-il en embrassant d’un regard la vue des toits hétéroclites de Bruxelles du haut de sa terrasse. “Regarde ça. Quel bazar ! Et c’est ça Bruxelles, un gros mélange : quand tu y arrives, c’est n’importe quoi et puis tu t’habitues et tu commences à comprendre à l’instinct, gagné par le surréalisme certainement !”
Lui, on le comprend plutôt comme un Belge : dans le cadre de l’organisation d’un événement “article 27” au Bota et à l’AB, un groupe francophone avait été désigné. Côté flamand cela restait à décider. “Et moi alors ?”, demanda Arno, initiateur du projet. “Mais toi tu… es Belge !”, lui répondit-on. Ce Flamand de Bruxelles en rigole encore. “Je n’ai pas de frontière, moi : Paris est à 1h20 de Bruxelles, autant dire que c’est la banlieue… De toute façon, à Bruxelles, c’est le joyeux bordel, on y parle au moins quatre langues : français, anglais, arabe et néerlandais. Il faut s’y faire ! C’est ça un centre du monde… ”
Un univers qui continue à l’inspirer :puisqu’il écrit ses chansons comme il parle et surtout comme il vit et comme il rencontre (et dans toutes les langues) “Françoise” est une vraie chanson de bar... source d’histoires toujours renouvelées !

(Source: la Tribune de Bruxelles)

Podcast - Mp3 160k - 97 Minutes

http://www.zshare.net/audio/83724794797486a2/

lundi 19 octobre 2009

Arno - Ancienne Belgique - 2005



« Je suis le plus mauvais musicien du monde, juré sur mes deux bonbons » Arno Spontané, sincère et incapable de faire semblant, Arno a réussi à réconcilier la chanson traditionnelle avec les expressions contemporaines. Longtemps considéré comme un croisement entre Tom Waits et Jacques Brel, Arno a toujours été attiré par la musique. Il est né d'un père socialiste, qui écoutait beaucoup de jazz et d'une mère qui faisait la vaisselle en chantant Brel et Gréco. A 18 ans, il donne son premier concert au festival de rock d'Ostende. En 1975, il signe avec Freckle Face un premier album autoproduit. Il forme ensuite T.C. Matic. Il fait la première partie de Simple Minds en 1985. L'année suivante, Arno se lance en solo et sort trois albums. A l'âge de 40 ans, il signe 'Ratata' puis écrit la musique du film 'Merci la vie' de Bertrand Blier. Il forme par la suite un groupe blues acoustique Charles & Les Lulu. Arno s'envole ensuite pour Nashville aux Etats-Unis et enregistre l'album 'Idiots savants' (1993). Suit, sous le nom d'Arno & The Subrovnicks, l'album 'Water'. En 1995, Arno sort 'Arno à la française'. L'année suivante, il reçoit le prix du Meilleur chanteur de l'année en Belgique au Humo Pop Poll. En 1998, Arno s'investit dans le groupe Charles and the White Trash European Blues Connection puis signe en solo les albums 'A poil commercial' et 'Le European cow-boy'. En 2002, il sort 'Charles Ernest'. Deux ans plus tard il sort 'French Bazaar', et enfin 'Jus de box' en 2007 avant d'entamer une grande tournée.

01- ratata
02- you got to move
03- les yeux de ma mère
04- il est tombé du ciel
05- lola, etc
06- meet the freaks
07- 40 ans
08- with you
09- la vie est une partouze
10- mother's little helper
11- chic et pas cher
12- françoise
13- bathroom singer
14- bye bye till the next time
15- oh la la la!